
Après quelques années d’absence des écrans, Michael Moore nous revient avec son dernier documentaire, tout aussi polémique qu’à son habitude, « Capitalism… A Love Story », et qui comme son nom semble l’indiquer traite de l’impact du capitalisme sur la société américaine. On retrouve principalement comme thème la crise des subprimes et les conséquences qui en ont découlé. Comme à son habitude, il se livre à un choc des extrêmes à coup de chiffres mirobolants afin de diaboliser les hautes sphères tout en réduisant à l’état de martyr la classe moyenne américaine.
Ce paradoxe est mis en valeur par le profit qu’ont pu en tirer certaines banques et gros investisseurs face à la misère de la population expulsée de leur propres maisons presque manu militari (un bon ami à moi) et contre des sommes dérisoires.
Toutefois, bien que touchant par certains aspects et toujours aussi stimulant pour l’intellect, ce documentaire pourrait être celui de trop, penchant beaucoup vers un documentaire mélo dramatique plutôt qu’informatif, avec des larmes, des larmes et encore des larmes (à en noyer des poissons), certes la situation actuelle, pour beaucoup, est à des lieues d’être, ne serait-ce qu’acceptable, mais la pertinence n’est pas au rendez-vous comme elle a pu l’être pour « Bowling for Columbine ». Malgré tout, le documentaire reste émouvant car à force de voir la misère à tous les coins de rue, plus personne ne la dénonce. Sa volonté et ses actions demeurent donc à saluer.

Sawyer
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